Pulse

 

Au festival Visualeyez, Edmonton

 

Debout à l’entrée d’une boîte noire, je ne sais pas, je mange une pomme. Je suis immobile devant l’inconnu, je laisse venir. Un temps. Puis avec une craie je trace…des lignes horizontales discontinues tenues. Ce sont des points. Au son des pulsations sur le mur, j’avance le long des murs. De bas jusqu’en haut. Le son rempli l’espace. Est-ce une musique qui se crée ? Suis-je en train de marcher ou de danser ? A mi-hauteur je m’arrête. Regarde les spectateurs. Et quitte la boîte noire pour aller chercher des boîtes de craies supplémentaires que je distribue à l’assistance. J’invite tout le monde à ma place pour continuer l’œuvre aux points. Les spectateurs-participants poinçonnent volontiers les murs au gré de leur inspiration. La boîte noire est bondée de gens. Les rythmes sonores se chevauchent dans l’espace. Je suis assise à leur place et les regarde. Les rôles sont permutés. Qui est l’artiste, qui est le spectateur ? Qui fait l’oeuvre? Je vois apparaître dans la boîte noire d’immenses constellations de points. Un univers est créé.

 

A l’événement LEGS, performance à relai, au Cercle Carré à Montréal

 

Avec une pierre, je fais des tests sons sur les parois de la galerie. Les pulsations se rapprochent et un rythme prend lentement place dans l’espace de la galerie, il invite à une danse improvisée. A un moment, je distribue à l’assistance des pierres pour participer à l’environnement sonore ainsi créé. Doucement, naturellement, les pulsations s’accordent et scandent l’espace en un rythme global et harmonieux. Qui fait le show?

 

Dans cette performance, 40 pierres sont léguées à l’assistance, provenant de voyages dans plus de 10 pays. Des pierres reçues de la nature dans le vide immense de la présence.